L’année dernière, Malcourant Groupe a fêté son centenaire. Cent ans d’expérience, donc, mais avec sa culture d’entreprise, la société de Gembloux prouve surtout sa jeunesse d’esprit. Afin de garantir sa continuité au cours du siècle à venir, elle mise résolument sur l’entrepreneuriat durable. Dans le respect de l’homme et de l’environnement. Un bel exemple qui illustre cette (r)évolution est l’arrivée de deux nouvelles machines Mazak : économes en énergie et équipées d’un système d’automatisation pour soulager les opérateurs. Mais surtout très performantes. Car l’histoire de Malcourant montre avant tout que l’économie et l’écologie peuvent aller de pair.
L’activité originelle du groupe Macourant est la révision de moteurs. « La durabilité est donc inscrite dans notre ADN », sourit Patrick Powis de Tenbossche, PDG. « Réparer les choses plutôt que de les remplacer par de nouveaux matériaux est un principe fondamental de l’économie circulaire. » Mais aujourd’hui, la révision de moteurs ne représente plus que 20 % des activités à Gembloux. « Dans les années 50 et 60, nous nous sommes de plus en plus orientés vers l’usinage. En effet, nous disposions des machines et du savoir-faire nécessaires pour fabriquer de belles pièces pour d’autres. »

Malcourant ose prendre les devants. « Dès 1984, nous avons acheté notre première machine CNC. C’est le secret d’une activité centenaire », nous confie-t-il. « Oser se remettre en question et se réinventer, mais toujours avec un objectif commun en tête. La qualité et le travail acharné parlent d’eux-mêmes. Mais il faut surtout avoir une vision claire, afin d’être suffisamment solide pour anticiper une crise. » En 2026, la voie tracée par Malcourant consiste à poursuivre les objectifs de développement durable des Nations Unies. Une question qui ne préoccupe pas encore la plupart des PME métallurgiques. « C’est l’avenir. De plus, la durabilité n’exclut pas la performance. Au contraire, lorsque vous travaillez comme nous avec les grands noms de l’industrie pharmaceutique, de la défense, de l’aviation, de l’agriculture, de l’alimentation et de l’énergie, vous n’avez pas d’autre choix. »
Cela va au-delà de la simple recherche d’économies d’énergie. Le mode de gestion a évolué vers une structure participative. « Tout le monde peut participer aux décisions visant à améliorer notre entreprise. Nous avons commencé par le G de l’ESG, puis nous avons travaillé ensemble sur le E et le S », ajoute-t-il avec un clin d’œil. Patrick Powis ne se contente pas de mettre cette vision en pratique au sein de son entreprise, il la communique également. « Nous faisions déjà beaucoup de choses. Mais en nous concentrant sur cet objectif, nous y apportons une structure et le rendons transparent pour nos partenaires. Nous avons un podcast dans lequel nous partageons nos expériences pendant notre transition, afin que d’autres puissent également en tirer des enseignements. » Une stratégie qui porte déjà ses fruits. « Nous constatons que les clients et les partenaires potentiels nous trouvent plus facilement et que notre message trouve un écho auprès des jeunes. »

Depuis cet été, elle est également un peu plus visible dans l’atelier de production avec deux nouvelles machines Mazak : une Variaxis C-600 et une VCE 500. Toutes deux sont équipées de la solution d’automatisation Mill-Assist de RoboJob afin d’épargner aux employés le chargement et le déchargement répétitifs des machines tout en maximisant le temps de production. « Notre collaboration avec Mazak a débuté en 2018. Lors d’une acquisition que nous avons réalisée, des machines Mazak sont venues renforcer notre production pour la première fois. Ce que nous en avons surtout retenu, c’est qu’elles fonctionnent de manière fiable, malgré leur âge, et que les équipes Mazak se distinguent vraiment par la qualité de leur service. »

Lorsque Malcourant a souhaité moderniser son parc de machines et lui offrir de nouvelles possibilités, l’entreprise savait à qui s’adresser. Le fait que Mazak déploie également beaucoup d’efforts pour rendre ses machines plus durables a été déterminant. « Deux machines qui ont déjà fait leurs preuves en termes de polyvalence. C’est important pour nous, car nous avons des clients aux exigences très différentes. Grâce à cet investissement, nous pouvons répondre à tous leurs besoins. » Avec la Variaxis, une capacité en cinq axes est ajoutée pour la première fois. « Nos opérateurs maîtrisaient déjà la commande Mazatrol, mais ils ont suivi une formation de trois jours pour apprendre à penser et à travailler en cinq axes. À mesure qu’ils maîtriseront mieux les subtilités, les machines continueront de fonctionner de manière plus autonome pendant la nuit et le week-end. Nous avons opté pour le nouveau logiciel Mazatrol DX afin de progresser dans l’automatisation de la programmation. Mais le fait de toujours pouvoir programmer directement à la machine nous a donné la flexibilité que nous recherchions. »