Le problème des fumées de soudage n’est pas nouveau, mais l’organisation des processus de production a changé. Les chaînes de production sont modernisées, les processus sont de plus en plus automatisés et les robots et cobots prennent de plus en plus d’importance. Les entreprises industrielles doivent donc repenser leur approche de la gestion des fumées de soudage et des poussières générées par ces processus. La première question qui se pose souvent est de savoir comment extraire au mieux les fumées de soudage. La ventilation générale contribue au renouvellement de l’air, mais ne suffit pas toujours à évacuer efficacement et immédiatement ces fumées. Dans de nombreuses applications, l’aspiration à la source reste donc essentielle.
Chaque application de soudage est différente. Les émissions varient en fonction des matériaux traités, des consommables utilisés et du procédé de soudage appliqué. Dans un atelier où différentes applications sont menées de front, les besoins peuvent donc varier considérablement d’un poste de travail à l’autre.

Une productivité accrue, une meilleure répétabilité et la réponse à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée sont trois défis qui poussent les entreprises à investir dans l’automatisation de leurs processus de soudage. Ainsi, les robots sont déjà largement répandus dans certains environnements de production. Les cobots, quant à eux, offrent davantage de flexibilité et peuvent être utilisés dans des situations où l’opérateur et la machine travaillent à proximité l’un de l’autre. Le choix entre un robot et un cobot a également des implications pour le système d’aspiration.
« Lorsqu’une entreprise remplace un poste de soudage manuel par une cellule de soudage robotisée, il se peut que le système d’aspiration existant doive également être adapté. En effet, ce système d’aspiration, conçu pour un opérateur occupant un poste de travail fixe, n’est pas nécessairement adapté à une situation de soudage automatisée. Le robot suit des cycles répétitifs. Les émissions sont générées en continu et la cellule peut rester active pendant de longues périodes. La solution d’aspiration doit donc tenir compte des mouvements du robot et de la configuration de la cellule. Avec les cobots, la priorité peut être différente. En effet, l’équipement peut être déplacé ou utilisé pour différentes applications », explique Gunther Maes, directeur commercial chez Nederman. « C’est pourquoi la flexibilité du système est un point important à prendre en compte. On ne peut pas considérer l’aspiration indépendamment du processus de production. Il faut donc tenir compte non seulement du fonctionnement actuel du poste de travail, mais aussi de la manière dont il pourrait évoluer demain. »

Pour sélectionner le bon équipement, il est important d’analyser minutieusement l’application. D’où proviennent les fumées de soudage ? Quel est le rythme de production ? Quels sont les mouvements de l’équipement ? Faut-il raccorder plusieurs postes de travail à une même installation ? « C’est souvent là que réside la clé d’une installation réussie. Les réponses à ces questions peuvent en effet déboucher sur des solutions très variées : une aspiration directement au poste de travail, via des bras d’aspiration, avec des systèmes pour applications robotisées ou une filtration centrale pour plusieurs appareils. La consommation d’énergie joue également un rôle de plus en plus important dans les projets industriels. Les technologies de régulation permettent aujourd’hui de mieux adapter le fonctionnement du système aux besoins réels de production », souligne Gunther Maes. « C’est dans cette optique que nous accompagnons les entreprises industrielles chez Nederman. L’analyse tient compte du processus de soudage, de l’environnement de production et des évolutions futures possibles de l’installation. L’objectif est de proposer une solution qui répond aux besoins actuels tout en tenant compte du développement futur de l’environnement de production. »

Qu’il s’agisse de soudage manuel, robotisé ou cobotisé, la maîtrise des fumées et des poussières de soudage ne doit pas être considérée séparément. Elle fait partie intégrante de la conception d’un environnement de production moderne.
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