Plateforme pour l'industrie métallurgique et sidérurgique
Besoin d’une accélération pour sortir l’industrie de la zone dangereuse
Pieter Timmermans – Administrateur délégué de la Fédération des entreprises belges

Besoin d’une accélération pour sortir l’industrie de la zone dangereuse

La Fédération des entreprises belges (FEB), en collaboration avec les quatre grandes fédérations industrielles Agoria, essenscia, Fedustria et Fevia, ainsi que les organisations patronales Voka, Beci et Akt du Comité de pilotage, se réjouit du travail accompli ces derniers mois au sein de la plateforme interfédérale MAKE 2025-2030. Dans le même temps, les fédérations profitent de l’évaluation intermédiaire pour tirer la sonnette d’alarme : il est grand temps de mettre en œuvre les décisions prises. L’industrie belge est sous pression et a besoin d’oxygène.

Cela ressemble à une tempête parfaite. Nous sommes confrontés à un défi particulièrement important. C’est désormais chaque jour à la une des journaux : notre tissu industriel et les emplois qui y sont liés s’effritent. Et les perspectives, alimentées par l’instabilité géopolitique, sont peu encourageantes. L’activité intérimaire est en baisse, les entreprises reportent leurs recrutements et leurs investissements, et le volume de nos exportations diminue depuis trois années consécutives. Avec la consommation intérieure comme seul moteur restant, notre économie est aujourd’hui particulièrement vulnérable.

Les réformes du marché du travail, le plan d’action fédéral pour la simplification administrative et l’introduction de la norme énergétique, par exemple, constituent des avancées importantes dans la bonne direction. Il est tout aussi important de poursuivre le suivi et le déploiement en vue de la mise en œuvre pratique de ce qui est encore en gestation. Cependant, la FEB est très préoccupée par un certain nombre de mesures récentes, telles que l’indexation en centimes et le budget mobilité, car elles risquent de compromettre à nouveau les progrès réalisés dans le cadre de MAKE 2025-2030. De plus, le travail est loin d’être terminé : L’industrie s’attend désormais à une accélération significative, avec des résultats concrets et mesurables. Il est donc essentiel que les décisions prises dans le cadre de MAKE 2025-2030 soient mises en œuvre rapidement afin qu’elles portent leurs fruits dès cette année.

En outre, de nouveaux chantiers, tels que l’accès plus facile au financement et le traitement plus rapide des permis, nécessitent une attention particulière.

À l’approche du sommet européen à Alden Biesen, la FEB souligne la nécessité d’une plus grande détermination au niveau européen afin que MAKE 2025-2030 puisse se concrétiser en Belgique dans un cadre européen favorable. Les priorités sont claires : éliminer les obstacles au marché intérieur, conclure des accords commerciaux pour accélérer l’accès aux marchés extérieurs et réduire considérablement la charge administrative. L’UE s’est trop longtemps enlisée dans les réunions, les analyses et la surréglementation. Cela doit cesser. Les rapports de Draghi et Letta montrent la voie à suivre. Il n’y a plus d’excuses valables. Il est temps d’agir. Le sommet européen d’Alden Biesen ne doit pas publier de nouveaux rapports, mais s’imposer des indicateurs de performance clés concrets qui doivent être atteints cette année encore.

Pieter Timmermans – Administrateur délégué de la Fédération des entreprises belges

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